Audience publique mai 2015

AGHIRIN'MAN interdit de parole par le préfet d'Arlit 

Exploitation du gisement d'uranium de Madaouela-Ouest-Arlit par la société GOVIEX : un passage en force avec la complicité des autorités.


La société GOVIEX envisage l'exploitation d'un nouveau gisement d'uranium dans le secteur de Madaouela Ouest au sud-est d'ARLIT. La réglementation en vigueur au Niger impose la réalisation d'une Etude d'Impact Environnemental et sa mise à disposition du public préalablement à la tenue d'audiences publiques au cours desquelles la population concernée peut s'informer des impacts du projet et interroger le promoteur sur les moyens mis en œuvre pour les limiter.

AGHIRIN'MAN dénonce un passage en force et une violation du cadre règlementaire. En effet, une audience publique a été organisée le 14 mai 2015 à ARLIT sans que le dossier d'étude d'impact ait pu être consulté par la population et les ONG locales. En outre les représentants d'AGHIRIN'MAN ont été « interdits de parole par le préfet d'Arlit » et « forcés de sortir de la salle par ordre du préfet d'Arlit ».

Communiqué de presse du 8/12

La situation épidémiologique et sanitaire autour des sites miniers d'AREVA au Niger

Comme vous le savez depuis 2003, l’ONG Aghirin’man a tiré la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire et épidémiologique autour des sites miniers du groupe AREVA au Niger. En 2003, 2005 et 2009 des missions de contrôle de la CRIIRAD, SHERPA et Greenpeace à l’invitation de l’ONG et du ROTAB ont confirmé cette alerte à travers des rapports publiés à l’issue des missions.

En réponse à ces rapports, AREVA proposa la création d’un observatoire de santé (observatoire de santé de la région d’Agadez) à l’issue des négociations directes avec Sherpa et Médecins du monde et indirectement avec l’ONG Aghirin’man. Cinq ans aujourd’hui après la signature des accords le résultat est le suivant :

  • L’association SHERPA a dénoncé les accords et a quitté l’observatoire de santé de la région d’Agadez.

  • Médecin du monde a dénoncé les accords et a quitté l’observatoire de santé de la région d’Agadez.

  • L’ONG Aghirin’man a dénoncé les accords et a suspendu sa participation à l’observatoire de santé de la région d’Agadez.

  • La coordination de la société civile d’Arlit a dénoncé les accords et a suspendu sa participation à l’observatoire de santé de la région d’Agadez.

  • En juin 2009, la CRIIRAD avait dès la signature des accords, dénoncé cette supercherie d’AREVA et mis en garde sur cette démarche, l’histoire lui a donné raison.

  • Les travailleurs et anciens travailleurs sont entrain de mourir des maladies toujours « inconnues » malgré les visites médicales organisées par un hôpital de médecine de travail concocté par AREVA et par cet observatoire de santé d’AREVA au Niger (OSRA)organisé sur mesure.

  • Les travailleurs en service et leurs familles sont sous les tutelles de trois hôpitaux d’AREVA (SOMAIR, COMINAK et hôpital médecine du travail d’AREVA), qui décident des conditions de traitement selon la volonté d’AREVA.

  • Pour mieux tricher les filiales d’AREVA au Niger utilisent des travailleurs sous traitants sans contrat de travail ce qui permet leur disparition dans les suivis médicaux à venir.

  • Les filiales d’AREVA au Niger ont pris l’initiative depuis la fin des négociations avec le gouvernement sur les contrats d’exploitation, de se débarrasser de tous travailleurs sous traitants et contractuels inaptes professionnel, tout en sachant que cette inaptitude est déclarée par le seul hôpital médecine de travail d’AREVA à Arlit.

Dans un tel contexte, quel espoir de voir se réaliser :

  • une étude épidémiologique transparente et crédible,

  • une indemnisation des familles qui ont perdu leur chef suite à des maladies liées à l’exploitation de l’uranium au Niger, une prise en charge médicale pour ceux qui sont encore vivants.

  • Une étude sur la gestion des 45 millions de tonnes de résidus radioactifs entreposés à l’air libre et légués aux générations futures du Niger .

Assurément cet espoir ne viendra pas des hôpitaux qu’AREVA considère comme les meilleurs du monde alors qu’ils sont incapables d’émettre le moindre diagnostic en toute transparence, un observatoire de santé de la région d’Agadez qui s’est transformé en un club d’observation et d’acceptation des brimades et de cachotteries du groupe AREVA .

C’est pourquoi nous invitons les organisations de la société civile qui n’ont pas suspendu leur participation à l’observatoire de santé (OSRA) à le faire afin qu’AREVA assume seule la responsabilité sociale et environnementale du désastre qu’elle a causé au Niger pendant ce demi- siècle d’exploitation de l’uranium.

Rappelons qu’AREVA dans plusieurs procès justifie sa position par le fait que la faute incombe à ses filiales qui sont de droit nigérien alors même que ces filiales n’ont aucune autorité sur les moyens financiers ( cas du procès Serge Venel).

Demande aux organisations de la société civile ayant droit d’ester en justice d’envisager cette éventualité car devant le bilan catastrophique de sa présence au Niger, AREVA utilisera tous les moyens pour apprivoiser les uns et les autres.

Demande au Président (qui est un nigérien) de l’OSRA (observatoire de santé de la région d’Agadez « d’AREVA » de démissionner de ce poste pour faire honneur à la famille médicale du Niger et de compatir à la douleur des femmes et des enfants qui ont perdu les leurs.


Le Président

Almoustapha Alhacen

Forum d'Agadez

Organisé par Aghirin'man en partenariat avec la fondation Rosa Luxembourg

 

  Un forum régional était organisé à Agadez les 29 et 30 septembre 2014 par AGHIRIN'MAN en partenariat avec la fondation ROSA LUXEMBURG. L'intitulé du thème était le suivant, « Protection de l 'environnement, paix et sécurité autour des sites miniers de la région d'Agadez ». Des ONG, la société civile, les autorités, les collectivités locales et des industriels ont participé aux travaux.

De nombreuses interventions ont eu lieu. S'agissant de l'impact des mines d'uranium, les inquiétudes concernent notamment :

  • Les conditions de travail et sanitaires autour de la mine d'Azelik exploitée par la SOMINA détenue principalement par une entreprise chinoise.

  • La situation radiologique à Arlit avec, en particulier le devenir des 45 millions de tonnes de résidus radioactifs actuellement entreposés à l'air libre.

     

                                                               Lire le rapport complet...

La production va s'arrêter sur le site SOMAÏR (AREVA)

Information du lundi 21 octobre 2013

Note : les informations ci-dessous données par AGHIRIN'MAN le 21 octobre ont été confirmées à l'AFP par AREVA le mercredi 23 octobre 2013

 

Le président de l'ONG AGHIRIN'MAN monsieur Almoustapha Alhacen indique qu' AREVA a informé les travailleurs de la SOMAIR ce lundi 21 octobre 2013 qu'elle va procéder à l'arrêt de la production d'uranium de la mine de SOMAIR, à partir du  28 octobre 2013, parce que le gouvernement du Niger n'a pas pu vendre les 500 tonnes qu'il devait vendre et que la date de la reprise de la production est inconnue compte tenu des  négociations incertaines sur les prix , les quantités, etc.. L'inquiétude est grande chez les travailleurs. 

 

Ceci confirme les menaces dont faisait état la société civile d'ARLIT dans la déclaration du 12 octobre 2013  :

 

"Comme vous le savez des négociations pour le renouvellement des contrats entre le Niger et le groupe AREVA ont eu lieu presque tous les dix ans pendant les cinquante années de cauchemar de l’exploitation de l’uranium nigérien et le groupe AREVA a toujours réussi à créer les conditions de nous duper. Cette fois-ci comme à son habitude, la machine est en route à travers des menaces de fermeture des sites d’exploitation, la chute des prix de l’uranium, les licenciements économiques des travailleurs miniers ,le retard de démarrage des nouvelles mines, la politique , l’insécurité et les coups d’état militaire. Déjà, dans les mines l’esprit et les actes des cadres nigériens sont formatés et rompus à faire allégeance à AREVA.

Aghirin'man réagit aux propos d'Areva

Communiqué de presse du 16 octobre 2013

 

AGHIRIN'MAN et la Coordination des Organisations de la Société Civile d’Arlit ont organisé unemarche de protestation à ARLIT (Niger), le 12 octobre 2013 pour soutenir le gouvernement nigérien dans les négociations occasionnées par le renouvellement des contrats entre le Niger et le groupe AREVA, pour que cette fois ci leurs résultats soient à la hauteur des attentes des populations nigériennes. Dans une déclaration faite à la fin de cette marche pacifique à laquelle des milliers de personnes ont participé, nous avons déploré les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation de l’uranium à Arlit.

 

AREVA a réagi par un communiqué en date du 14 octobre 2013. Ce texte ne prend pas en compte la réalité :

1 / AREVA évoque le chiffre de 200 manifestants pour être fidèle à sa politique de négation et mépris des populations. Les collaborateurs d’AREVA ont sans doute peur de perdre leur siège pour n’avoir pas tout fait pour empêcher la manifestation ou rompu le pacte d’allégeance. Nous confirmons les cinq mille manifestants et nous demandons à AREVA de nous dire combien il faut selon ses standards à la prochaine manifestation pour avoir une âme et entendre des populations qu’elle a spolié, pollué, irradié pendant un demi-siècle.

 

2 / AREVA évoque « un contrôle rigoureux » de l'environnement. Il n'en est rien. Avec notre partenaire scientifique, la CRIIRAD, nous avons réalisé depuis 2003 des contrôles indépendants de la radioactivité à ARLIT et démontré l'ampleur des contaminations radioactives. Il s'agit par exemple de la présence de ferrailles radioactives sur les marchés dont mille six cent tonnes en 2012 venant des usines de SOMAIR et COMINAK (filiales d'AREVA) ; mais aussi de matériaux radioactifs issus de la mine réutilisés pour le remblaiement des routes et parfois même la construction d'habitations (voir le rapport d'activité AGHIRIN'MAN de 2011). 

Cela a été confirmé par Greenpeace lors sa visite à notre demande en 2009 sanctionné par le rapport intitulé « Abandonnés dans la poussière : l’héritage radioactif d’AREVA dans les villes du désert nigérien ».

Les 50 millions de tonnes de résidus de traitement radioactifs (80 pour cent de la radioactivité contenue dans le minerai) déposés à Arlit pour toujours ne seront démentis par aucun communiqué de presse. D’ailleurs, le goudronnage de 12 km de pistes et rues prévu à Akokan pour réduire la poussière est reporté pour ne pas dire annulé.

 

3 / Les contrôles de radioactivité effectués en août 2010 dans les rues d'ARLIT, ont permis de découvrir des remblais radioactifs devant les hôpitaux de la SOMAÏR et de la COMINAK (fait que nous avions pourtant dénoncé en 2007 avec la CRIIRAD), ainsi que l'habitation d'une famille, tellement radioactive qu'elle a dû être rasée. Selon les évaluations de SOMAÏR, la dose subie par les habitants était de plus de 10 milliSieverts par an, et selon la CRIIRAD, la prise en compte de l'exposition au radon entraîne une dose totale encore plus élevée. Pourtant, dans son communiqué du 14 octobre 2013, AREVA prétend respecter au Niger « les standards internationaux les plus stricts en termes de radioprotection (moins de 1 mSv de dose ajoutée pour les populations locales, comme en France ».

 

4 / Nous avions exigé en 2010 qu'AREVA lance une campagne de vérification de la radioactivité dans les autres habitations à ARLIT. Trois ans après, malgré les engagements d’AREVA, ce n'est toujours pas fait parce que le Directeur des exploitations de COMINAK bloque. Pourtant il s'agit d'un véritable problème de santé publique.

 

5 / L’observatoire de santé mis en place par AREVA dédommage des familles de français morts à cause de la radioactivité des mines nigériennes. Dans le même temps, nous n'avons toujours pas de réponse à la question : de quoi sont morts la première dizaine de nigériens dont nous avons déposé les dossiers à AREVA ? Cet observatoire de santé, sur lequel la CRIIRAD avait mis en garde en 2009, est aussi dénoncé désormais par l’association française SHERPA à cause des blocages d’AREVA.

 

6 / AREVA évoque “un dialogue constant avec l'ensemble des parties prenantes locales". AGHIRIN'MAN constate pourtant que rien que le 9 octobre 2013 (trois jours avant notre manifestation du 12 octobre 2013), AREVA a organisé clandestinement une CLI (Commission Locale d’Information) à Imouraren (une des plus grandes mines du monde) avec des participants choisis selon leur allégeance à AREVA et quelques éleveurs embarqués innocemment. Le 23 avril 2013, la même CLI s’était tenue à Arlit dans les mêmes conditions et nous avions été exclus parce que nous avions demandé la participation du sultan de l’AÏR et d’autres chefs coutumiers de la région.  Alors, de quel dialogue s’agit-il pendant qu’il n’y a aucune autre tribune que celle de CLI au rabais pour s’adresser à AREVA ?

 

 

 

7 / Quant aux « 70 pour cent des revenus » de l’exploitation de ses mines d’uranium « reversés à l’Etat nigérien », c’est une argumentation sans crédibilité ni sérieux au regard de la réalité du terrain : l'état déplorable de la route Tahoua-Arlit ; la population d’Arlit qui manque d’eau à boire (à titre d’exemple, ce quartier Madina d’Akokan dont l’alimentation en eau à été suspendue par le Directeur des exploitations de COMINAK) ; les rebellions à répétitions et les fondamentalistes qui s’y mêlent pour exprimer et agir en évoquant les préoccupations des populations.

 

8 / Enfin nous sommes disposés à participer et proposons un débat contradictoire radio télévisé avec les responsables d’AREVA.

 

Le Président

 

Almoustapha Alhacen

 

Boycott de la CLI du 23 avril 2013

La COSC/A avait envoyé le 18 avril 2013 une lettre aux directeurs de SOMAÏR, COMINAK, IMOURAREN SA, et AREVA Mines Niger leur demandant de prendre en compte certaines revendications comme le réaménagement de l'ordre du jour, le transfert de la présidence de la CLI au préfet, etc.... Sans réponse d'AREVA, AGHIRIN'MAN ainsi que d'autres ONG de la société civile ont décidé de boycotter la commission du 23 avril 2013.

30 janvier 2013, qualité de l'eau à Tagaza

La société Global Atomic Fuels Corporation effectue des travaux de prospection d’uranium dans le secteur de Tagaza à environ 125 kilomètres d’ARLIT.

A l’issue d’une mission de terrain effectuée par AGHIRIN’MAN le 15 décembre 2012, Almoustapha Alhacen s'exprimant au nom de la COSCA a fait part de ses inquiétudes par lettre du 16 décembre 2012 au directeur de la société Global Atomic Fuels Corporation. Cette lettre fait état d'interrogations sur la qualité des eaux et demande la communication des résultats des analyses radiologiques et bactériologiques des eaux du forage de consommation humaine.

Ayant obtenu un document qui fait état des analyses radiologiques effectuées par le CNRP (Centre National de Radioprotection du Niger), et se basant sur l'avis de la CRIIRAD qui déplore l’imprécision de ces analyses, A. Alhacen pour l'ONG « AGHIRIN'MAN » cette fois ci, a envoyé une nouvelle lettre, le 30 janvier 2013, à ce même directeur. Il estime qu’il est dangereux en l'état de faire consommer cette eau aux populations et aux travailleurs. Il y demande par conséquent de faire procéder à de nouvelles analyses radiologiques plus détaillées et plus précises.

 

Site de l’entreprise Global Atomic Fuels Corporation http://www.globalatomicfuels.com/

 

Imouraren

Communique de presse du 1er septembre 2012

Ce communiqué a été publié en commun avec la CRIIRAD et présenté par l'ONG AGHIRIN'MAN le 1er septembre à Niamey lors d'une conférence de presse. Dans ce texte les deux organisations demandent à Areva de réaliser une nouvelle étude d'impact environnemental pour son projet d'exploitation d'une mine d'uranium à Imouraren, arguant du fait qu'Areva n'a pas respecté la réglementation nigérienne. Cette action est venue clore une dizaine de jours de visite en France d'A. Alhacen et G. Illatoufegh respectivement président et secrétaire général d'Aghirin'man. Ce séjour riche en événements avait commencé par une conférence de presse commune organisée à la CRIIRAD à Valence le 22 août qui portait sur l'impact radiologique de l'extraction de l'uranium au Niger. Avait suivi un communiqué de presse commun également, le 28 août demandant la révision de l'étude d'impact pour le site d'Imouraren Des dépêches AFP ainsi que des articles de presse ont été publiés suite à ces actions. Areva, via sa filiale Imouraren.S.A  a réagi par un communiqué de presse du 12 septembre 2012..

Mise à jour A.H. le 2/02/2013